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Videoinstallaiton, 1997
Walter Mirtl - on the borderline between photography and film.

... The installation consists of five video-monitors. Similar to classical portraits, each monitor shows one person that has been confronting the camera with almost immobile facial expression and in absolute calm. The only signs of the continuous laps of time which indicate that the portraits are film and not photography are the regular opening and closing of the eye lids and the slight movement of the breath, very minimal movements indeed. The classical portrait has been detached from its purely pictorial character and also from the photography’s time-freezing character. Photographs cannot make perceptible the laps of time but freeze one single instant. The video-portraits are like stills - only the intense contemplation makes the movement visible and makes the film visible. This work lies on the borderline between photography and film.

 
Walter Mirtl - mediale Grenzfälle

Der Videoinstallation "Portrait" von Walter Mirtl muß man sich aus verschiedenen Perspektiven annähern, die sich nicht nur aus einer theoretischen Reflexion über die Bedingungen und Möglichkeiten des Mediums Film ergeben, sondern auch aus Mirtls biographischem Background als Fotokünstler. In seinen fotografischen Arbeiten taucht das Portrait immer wieder auf. Es findet sich in der rätselhaften Verkettung in situative, aber nicht eindeutig lokalisierbare Zusammenhänge - nicht zuletzt, da der Bildaufbau für das Auge des Betrachters keine eindeutig faßbare räumliche Struktur zuläßt. Mirtl arbeitet hier stark mit dem Moment der Irritation, indem er zum Beispiel Größenverhältnisse verschiebt beziehungsweise ungeklärt läßt. Seine Fotografien sind anzusiedeln in der Tradition des "erweiterten" Portraits und ihrer Kontextualisierung (*). Insofern scheint es naheliegend, daß Mirtl auch Bildgenerationsmethoden erprobt, die eine Rückbindung an die Fotografie nahelegen, aber gleichermaßen aus ihr herausgelöst werden.
Die Videoinstallation "Portrait" besteht aus fünf aufgestellten Monitoren. Jeder Monitor zeigt - einem klassischen Portraitfoto gleich - das Bild je einer Person, die sich mit unbeweglichem Gesichtsausdruck und in absoluter Ruhe der Videokamera gestellt hat. Einzig das immer wiederkehrende Schließen und öffnen der Augenlider, der Atem - minimale Bewegungen also - verweisen auf den kontinuierlichen Zeitablauf einer Videoaufnahme. Mirtl löst das klassische Portraitfoto so nicht nur aus seiner reinen Bildhaftigkeit, sondern auch aus der "Zeitkonserve Fotografie" (Peter Waibel) Denn das Medium Fotografie bietet keinen Zeitfluß, sondern friert einen Augenblick gleichsam ein. Und: Die Bildhaftigkeit der Fotografie etabliert eine ontologische Differenz zwischen Bild und Objekt, zwischen Fotografie und Realität, die schließlich zu einer Substitution der Realität durch das Foto, das heißt zu einer Auflösung der Realität beziehungsweise zu einer Rückführung der Realität auf das Bild führt. Das Videographieren bietet einen Lösungsansatz für die nicht zu umgehende Problematik der Fotografie als Realität reproduzierendes Medium, als Abbildungsmedium. Mirtl bedient jedoch nicht der traditionellen Sehgewohnheiten, die sich mit der Indienstnahme des Mediums Video etabliert haben, sondern er arbeitet gegen sie an: Denn hier versucht er den Faktor Zeit so gut wie möglich auszuschalten. Es gibt keine Bildschnitte, überblendungen oder für den Betrachter leicht nachvollziehbare zeitliche Bewegungsabfolgen. Vielmehr bedient er sich der grammatikalischen, bildsprachlichen Prinzipien der Portraitfotografie was Pose und Ausschnitt anbelangt - nur: das Video erlaubt eine andere, größere Annäherung an die Realität. Die Videografierten Portraits sind Standbildern gleich - erst beim genauen Betrachten wird der Zeitablauf eines Films erkennbar. Mirtl lotet in dieser minimalistischen Arbeit also den Grenzbereich zwischen den Medien Fotografie und Film aus.

(*)Vgl. Carl Aigner, Posen als Modell in: Portrait II (Kat. Fotogralerie Wien), Wien 1995

MAREN LÜBBKE ist Kunsthistorikerin und lebt in Wien

Walter Mirtl - frontière entre médias.

Il faut approcher I’installation vidéo « Portrait » (1997) de Walter Mirtl de plusieurs points de vues. Ce travail, en effet, ne découle pas seulement d’une réflexion théorique sur les conditions et les possibilités du médium vidéo, mais aussi de l’expérience passée de Mirtl en tant que photographe. Le portrait est omniprésent dans son úuvre photographique. Le sujet s’y retrouve toujours dans un assemblage énigmatique d’objets non clairement localisables. En effet, la construction de l’image ne permet pas au spectateur de percevoir distinctement la structure spatiale. Mirtl cherche souvent à perturber le spectateur en juxtaposant des objets photographiés à des échelles différentes sans laisser la possibilité de distinguer ces différences d’ échelles. Ses photos s’insèrent dans la tradition et le contexte du portrait « élargi »1. Mirtl est donc cohérent lorsqu’il tente avec d’autres techniques de production d’images de continuer une problématiqúe développée à partir de la photo, bien que par la même occasion il essaie de se libérer d’elle.
L’installation vidéo « Portrait » est composée de cinq moniteurs alignés. Comme autant de portraits, chacun montre l’image d’une personne qui s’est livrée immobile et le visage figé à la caméra vidéo. Seuls des mouvements discrets - les clignements répétés des paupières, la respiration - rendent visible l’écoulement du temps, propre à l’enregistrement vidéo. Mirtl libère le portrait classique de son statut d’image fixe et de « photo en tant que boîte à conserver le temps « (Peter Weibel), car le médium photographique ne permettait pas l’écoulement du temps mais gelait l’instant. D’autre part, la « picturalité » de la photographie crée une différence ontologique entre l’image et l’objet, entre la photographie et la réalité, qui mène à une substitution de la réalité par la photo, c’est à dire à une dissolution de la réalité et à un renforcement de la réalité de l’image. La vidéo offre un début de solution à la problématique inévitable de la photo comme médium reproduisant ou illustrant la réalité. Mais Mirtl ne permet pas au spectateur de poser sur son travail le regard qu’il a l’habitude de poser sur les úuvres des aútres « vidéastes ». Son travail va plutôt à l’encontre de cette « tradition »: il essaie d’éliminer le temps le plus possible; il n’utilise pas de montage, pas de fondu enchaîné puisqu’il n’y a pas dans ses images de mouvements facilement perceptibles. Il utilise plutôt la syntaxe du portrait classique: la pose et le cadrage. La vidéo lui permet cependant une approche différente, plus grande, de la réalité. À première vue, les portraits vidéo ressemblent à des statues. Ce n’est que lors d’une observation précise que le passage du temps apparaît. Dans cette úuvre minimaliste Mirtl sonde les frontières entre photo et film.

1 Voir: Carl Aigner, Posen als Modell in: Portait II (Kat. Fotogalerie Wien),.Wien 1995

MAREN LÜBBKE est historienne de l’art et vit à Vienne.